Rien n'est facile, rien n'est difficile !
Notre époque nous offre un éventail d'outils pour surmonter le blocage. La plume a été remplacée par le clavier, et au cas où vos doigts n'avancent pas assez vite afin de suivre la pensée galopante, il reste l'issue d'une application de dictaphone, à télécharger sur votre smartphone. C'est beau, le monde moderne !
Hélas, les meilleures idée ne viennent rarement lorsque l'auteur est confortablement installé avec une tasse de thé à son bureau. C'est souvent lors d'un déplacement en voiture ou en me promenant à pied que les idées se présentent. Dans le meilleur des cas, le bloc-notes est donc toujours à disposition, que ce soit sur la tablette de nuit ou dans la boîte à gants de la voiture. Le résultat est un nombre impressionnant de mémos en couleurs flashy tout autour de l'écran de mon ordinateur, me rappelant une de ces idées, une date importante ou encore le nom d'un auteur d'un énième récit historique à commander. Mais je dérive...
Comment surmonter le syndrome de la page blanche ?
Ce qu'il faut savoir c'est qu'il est impossible de se forcer à écrire ! Et si l'écrivain bute sur un détail paraissant insurmontable, il n'y a qu'une solution, prendre du recul. Relire un autre chapitre muni du stylo rouge pour dénicher les répétitions, des fautes de style, une expression à remplacer par une autre. Allez faire un tour dehors, mettre de l'oxygène dans la tête lors d'une balade en forêt ou faites du Yoga, si vous préférez, mais il ne sert à rien de perdre son temps à fixer une page blanche !
Goethe a mis 25 ans pour achever son "Faust", William Graham 50 ans pour terminer "Poldark". Oublions donc les conseils pour combattre le syndrome de la page blanche, car on se sent forcément petit à côté de tels noms. Moi, personnellement, j'étais plutôt à la recherche d'une biographie impossible à trouver, et j'ai essayé de l'écrire, c'est tout.
Enfin si, un conseil, si je peux me permettre, en toute modestie: Lire.
Je ne sais plus lequel grand écuyer a dit un jour sur le dressage du cheval: "Prenons le temps, car nous sommes pressés…"
Un livre, c'est comme un jeune cheval, il faut être patient et lui laisser le temps de mûrir.

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